Une taxe qui pénalise injustement les PME locales
La Ville de Gatineau a récemment imposé une taxe sur les stationnements non résidentiels, augmentant considérablement les coûts d’exploitation des entreprises locales. Officiellement, cette mesure vise à favoriser la densification et encourager une transition vers des modes de transport durables. Mais pour les PME de la Basse-Lièvre (Masson-Angers et Buckingham), la réalité est toute autre.
Des ajustements obtenus grâce à notre réflexion d’octobre, mais une taxe toujours injuste
En octobre dernier, le RGABL a soumis une réflexion à la Ville de Gatineau pour dénoncer les effets néfastes de cette nouvelle taxe sur les PME de la Basse-Lièvre. Nous avons mis en lumière les incohérences et les conséquences économiques majeures de cette mesure, qui frappe les commerces locaux bien plus durement que les grandes chaînes.
Grâce à cette mobilisation et à l’appui des conseillers municipaux, nous avons obtenu des ajustements importants :
✅ Exemption des premiers 650 m² de tous les stationnements, réduisant l’impact pour plusieurs commerces.
✅ Exclusion du noyau urbain de Buckingham (avenue Buckingham et environs), protégeant un secteur commercial clé.
✅ Correction de la zone ZATC de Georges, qui aurait été surtaxée à 125 % et qui sera finalement imposée au taux régulier de 100 %.
Ces modifications sont des victoires importantes, mais elles ne suffisent pas. Une grande proportion des PME de la Basse-Lièvre est toujours lourdement pénalisée par une taxe qui impose une charge fiscale disproportionnée, sans offrir d’alternatives viables.
Une taxe qui ignore la réalité des PME
Les petites entreprises, qui ont des marges plus serrées et peu de capacité à absorber de nouvelles taxes, sont les plus durement touchées.
🔹 Elles devront soit augmenter leurs prix, soit couper dans leurs services pour survivre.
🔹 Les consommateurs risquent de payer plus cher ou de voir disparaître certaines entreprises de proximité.
Pendant ce temps, les grandes chaînes ont les moyens d’absorber ces coûts, ce qui crée une inégalité grandissante entre les multinationales et les PME locales.
Un calcul injuste et incohérent
La Ville justifie cette taxe en affirmant qu’elle vise à inciter la densification, favoriser un aménagement plus durable des stationnements et financer le transport collectif. Pourtant, elle ne tient même pas compte des efforts déjà faits par les entreprises :
❌ Les îlots verts et les aménagements environnementaux sont taxés comme du stationnement brut.
❌ Les voies de services et les espaces de circulation obligatoires sont inclus dans le calcul, même si les entreprises n’ont aucun contrôle sur ces éléments.
En d’autres mots, même les entreprises qui investissent pour améliorer leurs espaces se retrouvent taxées sans distinction.
Une contradiction dans la vision du développement urbain
D’un côté, la Ville veut encourager la densification. De l’autre, elle freine la rentabilité des entreprises en augmentant leur fardeau fiscal.
D’un côté, elle parle d’améliorer le transport collectif. De l’autre, aucune garantie n’existe que les revenus de cette taxe seront investis pour offrir de meilleures alternatives à l’auto.
Dans la Basse-Lièvre, l’attractivité commerciale doit être renforcée pour dynamiser l’économie locale. Or, cette taxe freine l’implantation et la croissance des PME, risquant d’avoir l’effet inverse de ce qui est recherché.
De plus, les infrastructures et le transport en commun ne sont pas adaptés aux besoins de la population. Les employés et les clients n’ont pas d’autre choix que d’utiliser leur voiture, ce qui signifie que cette taxe ne changera pas les habitudes de déplacement. Elle se traduira uniquement par un coût supplémentaire pour les entreprises locales.
Le RGABL demande une révision immédiate
📢 Cette taxe n’est pas une solution viable et nuit directement aux PME locales. Elle impose une charge excessive aux entreprises sans offrir de réelle alternative, tout en fragilisant l’attractivité économique de la Basse-Lièvre.
💡 Notre principale demande : le retrait des secteurs de Masson-Angers et Buckingham de cette taxe.
Ces zones ont des besoins économiques distincts et des infrastructures qui ne permettent pas la densification. Imposer cette taxe ne changera pas les habitudes des usagers, mais ralentira plutôt la croissance des entreprises et rendra l’installation de nouvelles PME plus difficile.
Si la Ville refuse de retirer cette taxe pour nos PME du secteur, des ajustements sont indispensables pour en réduire les effets négatifs :
🔹 Revoir le calcul de la taxe pour qu’il tienne compte des îlots verts, des voies de circulation et des aménagements obligatoires, plutôt que d’être appliqué aveuglément à la superficie brute.
🔹 S’assurer que les revenus de cette taxe soient réellement investis dans les infrastructures et le transport collectif de la Basse-Lièvre, afin d’offrir aux citoyens et aux employés de vraies alternatives avant d’imposer une nouvelle charge aux entreprises.
🔹 Retirer la taxe pour les stationnements situés dans des secteurs où les infrastructures actuelles ne permettent pas la densification, car ces entreprises n’ont aucune alternative réaliste pour optimiser leurs espaces.
Sans ces ajustements, cette taxe ne fera qu’aggraver les difficultés des PME locales, ralentir leur développement et nuire à la vitalité économique de notre région.
📢 Le RGABL demeure mobilisé pour défendre nos entreprises et demande à la Ville de Gatineau de proposer des solutions justes et adaptées à la réalité économique de la Basse-Lièvre.


